Le curcuma dans l’Histoire

Il est difficile d’imaginer que les épices ont pu un jour représenter une denrée aussi précieuse que l’or et le pétrole tellement ces ingrédients sont omniprésents dans l’art culinaire moderne. Pourtant, pendant plus de 2000 ans, la découverte de nouvelles sources d’épices a enfiévré l’Europe, attisé par la convoitise des rois et servi de motif aux voyages les plus périlleux pour découvrir de nouvelles routes qui ouvriraient la voie à cette richesse. Sans ce désir de puissance, Vasco de Gama n’aurait pas franchi le cap de Bonne-Espérance, pas plus que Christophe Colomb ou Jacques Cartier n’auraient découvert l’Amérique…

 

Bien qu’il fut déjà connu à une période assez lointaine en Europe, le curcuma n’a jamais véritablement réussi à faire partie des traditions culinaires et médicinales occidentales. On l’appréciait surtout pour sa couleur, autant les Grecs qui l’utilisaient pour teindre leurs vêtements que les teinturiers du Moyen-Âge qui s’en servaient pour obtenir un très beau vert en le mélangeant à l’indigo. Encore aujourd’hui, le curcuma demeure une épice assez peu connue dans nos pays si ce n’est sous le nom peu évocateur de “E100”, le colorant alimentaire responsable de la couleur jaune de la moutarde préparée nord-américaine. Puisque le contenu en curcuma de la moutarde peut atteindre 50 mg / 100 g, c’est dire qu’il faudrait l’équivalent de 4 kg par jour de moutarde pour un Nord-Américain pour avoir un apport en Curcuma semblable à celui des Indiens !

 

Le curcuma faisait déjà partie des quelque 250 végétaux médicinaux mentionnés dans une série de traités médicaux datant d’environ 3000 ans avant J-C, écrits en cunéiforme sur des tablettes de pierre et assemblés par le roi Assurbanipal (669 – 627 av. J-C) (L’Herbier d’Assyrie, tel que l’a nommé son découvreur, l’Anglais R.C Thompson).
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Le curcuma constitue une des principales composantes de la médecine traditionnelle indienne, la médecine ayurvédique (ayur : vie, et vedic : connaissance). Probablement la plus vieille tradition médicinale de l’humanité (la première école fut fondée vers 800 avant J-C), la médecine ayurvédique est la pierre d’assise des principales médecines traditionnelles asiatiques (chinoise, tibétaine et islamique) et est toujours en vigueur en Inde où elle est considérée comme une alternative valable à la médecine occidentale. Dans cette médecine, le curcuma est considéré comme un aliment aux propriétés purificatrices pour l’organisme et est utilisé pour traiter une très grande variété de désordres physiques, tels les troubles digestifs, la fièvre, les infections, l’arthrite, la dysenterie ainsi que la jaunisse et autres problèmes hépatiques. Les Indiens n’ont pas été les seuls à attribuer au curcuma des propriétés bénéfiques pour la santé. La médecine chinoise utilise également le curcuma pour traiter les problèmes hépatique, la congestion et les saignements.

Le curcuma était particulièrement populaire dans la région d’Okinawa, située dans les îles Ryukyus au sud du Japon, où il était très utilisé sous le nom de ucchin pendant toute la période du royaume de Ryukyuan (XII – XVIIè siècles), autant comme médecine ou épice que comme colorant du takuan, un radis mariné. Après l’invasion des îles par le clan Satsuma en 1609, le curcuma est tombé dans l’oubli, mais il a récemment refait surface et est redevenu très populaire, notamment sous forme de thé. Célèbres pour leur longévité (86 ans pour les femmes et 77 ans pour les hommes), et leur nombre anormalement élevé de centenaires (34 pour 100 000 habitants contre 10 pour 100 000 habitants en Amérique), les habitants d’Okinawa considèrent le ucchin comme un des aliments contribuant à leur santé exceptionnelle.

 

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Extrait du livre Les Aliments contre le Cancer, Richard Béliveau, Denis Gingras, éditions Trécarrée.

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